Les femmes et le burn-out : comprendre, prévenir et se reconstruire
- Mélanie Dauron

- 9 déc. 2025
- 2 min de lecture
Le burn-out n’est pas qu’une affaire de surcharge de travail.
C’est une usure du sens, du lien et du pouvoir d’agir, et chez les femmes, il prend souvent des formes spécifiques, plus silencieuses.
Dans cet article, nous explorons pourquoi les femmes sont particulièrement exposées au burn-out, comment il se manifeste, et surtout, comment s’en relever autrement.
1. Pourquoi les femmes sont plus exposées au burn-out
Selon l’INRS et la Dares, les femmes présentent en moyenne 30 % de risques supplémentaires de vivre un épuisement professionnel. Mais pourquoi ?Parce qu’elles cumulent souvent plusieurs formes de charge :
Charge mentale et émotionnelle : elles restent majoritairement responsables de la sphère domestique, même lorsqu’elles travaillent à temps plein.
Exigences professionnelles élevées : beaucoup exercent dans les secteurs du soin, de l’enseignement, du social — où l’engagement émotionnel est fort.
Pression de la “bonne élève” : vouloir bien faire, être reconnue, ne pas décevoir… des logiques d’investissement qui deviennent parfois des pièges.
Chez beaucoup de femmes, le burn-out n’arrive pas “soudainement” : il s’installe à force de tenir, de s’oublier, de continuer malgré les signaux.
2. Les signes du burn-out chez les femmes
Le burn-out féminin n’a pas toujours les mêmes signes que chez les hommes. Il peut se traduire par :
une fatigue constante, physique et émotionnelle,
des troubles du sommeil, de l’attention ou de la mémoire,
un désengagement progressif de ce qui faisait sens,
une culpabilité persistante (“je devrais y arriver”),
et souvent, une perte de confiance en soi et en ses capacités.
Ces signes ne sont pas une faiblesse : ils sont le signal d’un déséquilibre profond entre donner et
recevoir, entre engagement et reconnaissance.
3. Repenser sa relation au travail
Sortir d’un burn-out, ce n’est pas “revenir comme avant”. C’est apprendre à habiter son travail autrement.
Cela passe par :
comprendre ce qui a épuisé, sans s’en vouloir ;
remettre du sens dans ce qu’on fait ;
redéfinir son rythme (le fameux tempo professionnel) ;
retrouver le pouvoir d’agir, en posant des limites, en choisissant mieux.
Chez La Roche en Elle, j’accompagne les femmes à se reconstruire professionnellement après un burn-out, à travers des bilans de compétences et des temps de réflexion sur leur rapport au travail.
4. Se reconstruire après un burn-out
La reconstruction ne se fait pas seule. Elle s’appuie sur :
un accompagnement solide et soutenant (psychologue du travail, coach, thérapeute, bilan de compétences),
des temps de repos et de reconnexion à soi,
et un travail sur les valeurs, les désirs, et les possibles professionnels.
Le plus important : retrouver un équilibre juste entre engagement et respiration, entre exigence et douceur envers soi.
Conclusion
Le burn-out féminin n’est pas un échec. C’est souvent le signe d’un système de loyauté et de sur-engagement qui ne tient plus, et l’opportunité de reconstruire autrement.
Prendre soin de sa santé mentale, c’est aussi reprendre le pouvoir sur son histoire professionnelle.




Commentaires